Le gouvernement du Cameroun a confirmé, le 6 avril 2026, la transmission par les autorités de la Russie d’une liste de seize de ses ressortissants décédés dans ce que Moscou qualifie de « zone d’opération militaire spéciale », une appellation utilisée pour désigner le conflit en Ukraine. Le ministère des Relations extérieures a rendu publique cette information et a invité les familles concernées à se rapprocher des services compétents afin d’obtenir davantage de précisions sur les circonstances et les démarches administratives.
Selon le communiqué officiel, l’ambassade de Russie à Yaoundé a transmis une note verbale reçue le 5 mars 2026, contenant les identités des personnes décédées. Les autorités camerounaises ont ensuite relayé ces noms via la radio nationale, marquant ainsi une étape inédite dans la communication publique autour de ressortissants engagés dans des opérations militaires à l’étranger. Le gouvernement insiste sur le fait que ces informations proviennent directement de la partie russe et qu’il poursuit l’examen du dossier.
En parallèle, un second communiqué évoque six autres noms sans préciser leur statut, ce qui alimente encore les interrogations sur l’ampleur réelle de la situation. Cette révélation intervient dans un contexte déjà marqué par des enquêtes internationales, notamment celles liées au groupe Wagner Group, qui ont mis en lumière le recrutement de combattants africains dans des conflits impliquant la Russie. Ces éléments ravivent le débat sur l’engagement de ressortissants africains dans des zones de guerre et sur les mécanismes d’encadrement de telles participations.
Samuel Richard KAKPO
