L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une nouvelle loi renforçant les sanctions pénales liées à l’homosexualité. Le texte, voté à une large majorité, prévoit un alourdissement des peines et l’élargissement des infractions, dans un contexte marqué par de vifs débats au sein de la société sénégalaise.
Un vote massif des députés
Réunie en séance plénière, l’Assemblée nationale sénégalaise a approuvé une modification du Code pénal visant à durcir la répression des actes qualifiés de « contre nature ». Le projet de loi a été adopté par une large majorité des parlementaires, traduisant la volonté des autorités de renforcer le dispositif juridique déjà en vigueur. La nouvelle loi prévoit notamment une augmentation de la peine maximale d’emprisonnement ainsi que des amendes plus élevées pour les personnes reconnues coupables.
Des infractions élargies et des sanctions plus sévères
Le texte adopté introduit également des dispositions sanctionnant la promotion, le financement ou l’apologie de l’homosexualité. Il précise les actes visés par la loi et limite les possibilités d’allègement des peines, notamment en réduisant le recours au sursis. Selon les défenseurs du projet, ces mesures visent à adapter la législation aux réalités sociales du pays et à répondre aux attentes d’une partie de l’opinion publique.
Un sujet sensible dans la société sénégalaise

Le Sénégal disposait déjà d’une législation réprimant les relations entre personnes de même sexe, prévues par le Code pénal. L’adoption de cette nouvelle loi intervient dans un climat marqué par de fortes mobilisations de groupes religieux et sociaux favorables à un durcissement des sanctions.
Samuel Richard KAKPO
