À Dakar, l’École nationale de Développement sanitaire et social (ENDSS) de l’Université Cheikh Anta Diop a organisé une conférence consacrée à la santé mentale des femmes. Les échanges ont mis en avant la nécessité de mieux prendre en compte le bien-être psychologique féminin dans les politiques de santé et dans le milieu universitaire.
Une rencontre universitaire autour d’un enjeu de santé publique
L’École nationale de Développement sanitaire et social (ENDSS), rattachée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a accueilli une conférence dédiée à la santé mentale des femmes. Les organisateurs ont inscrit cette activité dans le cadre des actions de sensibilisation liées à la promotion des droits des femmes et à l’amélioration de la santé publique.
Les responsables de l’établissement ont réuni enseignants, étudiants et professionnels de santé afin d’encourager la réflexion sur les difficultés psychologiques qui touchent de nombreuses femmes dans leur vie quotidienne. Les intervenants ont rappelé que le bien-être mental influence directement la réussite académique, l’équilibre familial et la performance professionnelle.
Les défis spécifiques auxquels les femmes font face
Les communications ont mis en lumière plusieurs réalités qui affectent la santé mentale des femmes. Les conférenciers ont évoqué la charge mentale, les pressions sociales, les violences basées sur le genre ainsi que les exigences liées aux responsabilités familiales et professionnelles.
Les participants ont expliqué que ces facteurs provoquent souvent du stress, de l’anxiété et un sentiment d’isolement. Ils ont insisté sur la nécessité de briser le silence autour des souffrances psychologiques et d’encourager la prise de parole dans les milieux universitaire et social.
Un appel à renforcer l’accompagnement psychologique
Les responsables de l’ENDSS ont exprimé leur engagement en faveur d’un environnement universitaire plus protecteur. Ils ont encouragé la création de services d’écoute, de suivi psychologique et de programmes de sensibilisation destinés aux étudiantes et au personnel féminin.
Les intervenants ont également demandé aux autorités académiques et sanitaires d’intégrer la santé mentale dans les priorités des politiques publiques. Selon eux, une meilleure prise en charge du bien-être psychologique des femmes permettra de renforcer leur participation au développement social et économique.
Une initiative saluée par les participants
Les participants ont salué l’organisation de cette conférence et ont souhaité la multiplication de rencontres similaires dans les universités et les centres de formation. Ils ont estimé que la promotion de la santé mentale des femmes constitue une condition essentielle pour garantir l’égalité des chances et construire une société plus équilibrée
Samuel Richard KAKPO
