Une attaque d’une rare violence a frappé le nord-est de la République démocratique du Congo, plongeant la région de l’Ituri dans l’effroi. Des dizaines de civils ont péri lors d’une incursion attribuée aux rebelles des ADF, ravivant les inquiétudes sur la sécurité des populations.
Mambasa frappée en pleine nuit par une attaque meurtrière
Une attaque armée d’une extrême brutalité a ciblé le village de Bafwakoa, dans le territoire de Mambasa. Les assaillants ont surgi dans la nuit, semant la terreur parmi les habitants. Les autorités militaires font état d’au moins 45 civils tués au cours de cette offensive, menée sur l’axe stratégique de la route nationale numéro 4 reliant Kisangani à l’Ituri. Plusieurs habitations ont pris feu et des biens ont été réduits en cendres, aggravant le bilan humain et matériel.
Les ADF étendent leur terreur et ciblent les populations civiles
Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène d’horreur et de désolation. Les assaillants ont multiplié les exactions contre des civils sans défense, provoquant une onde de choc au sein des communautés locales. Cette attaque confirme l’enracinement durable des ADF dans l’est du pays et leur capacité à frapper au cœur des zones habitées. Le groupe armé, affilié à l’organisation État islamique, intensifie ses actions violentes dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où les populations vivent sous la menace permanente.
Une insécurité persistante qui interpelle les autorités congolaises
Face à cette nouvelle tragédie, les appels à une réponse sécuritaire renforcée se multiplient. Les acteurs de la société civile exigent des mesures urgentes pour protéger les populations exposées à ces attaques répétées. Cette flambée de violence traduit une extension préoccupante des activités des ADF vers de nouvelles zones, accentuant la fragilité sécuritaire dans toute la région. Les autorités congolaises se retrouvent désormais face à l’impératif de restaurer l’autorité de l’État et de garantir la sécurité des civils dans un contexte de crise prolongée.
Samuel Richard KAKPO
