À moins de six mois de la présidentielle française, prévue les 18 avril et 2 mai 2027, plusieurs personnalités politiques ont déjà annoncé leur candidature. Du Rassemblement national à La France insoumise, en passant par les Républicains, le centre et les différentes composantes de la gauche, les prétendants se multiplient. Mais la liste définitive dépendra encore des parrainages et de la validation du Conseil constitutionnel.
La prochaine élection présidentielle française se prépare déjà. Plusieurs responsables politiques ont déclaré leur candidature ou ont été désignés par leur formation, tandis que d’autres espèrent encore trouver leur place dans un paysage politique fragmenté. Le premier tour est prévu le 18 avril 2027 et le second le 2 mai. La campagne se dessine donc progressivement, avec des enjeux différents selon les familles politiques : désigner un candidat commun à gauche, départager les ambitions au centre et à droite, ou consolider les positions du Rassemblement national.
Au centre, plusieurs ambitions concurrentes
Deux anciens Premiers ministres se sont déjà engagés dans la course. Édouard Philippe, maire du Havre et président d’Horizons, a annoncé sa candidature dès septembre 2024. Gabriel Attal, ancien Premier ministre et secrétaire général de Renaissance, a officialisé la sienne le 22 mai 2026. Leurs candidatures illustrent la concurrence au sein du camp central, où la question d’un éventuel rassemblement reste posée.
Marine Le Pen a annoncé sa candidature le 7 juillet 2026. Sa situation judiciaire demeure toutefois un élément à suivre, puisqu’elle s’est pourvue en cassation après sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Jordan Bardella a longtemps été évoqué comme une alternative possible. Mais, à la date du point de situation publié par Toute l’Europe, Marine Le Pen maintient sa candidature.
À gauche, plusieurs trajectoires. Jean-Luc Mélenchon a annoncé le 3 mai 2026 sa candidature pour La France insoumise. Il s’agira de sa quatrième tentative présidentielle, après celles de 2012, 2017 et 2022. Le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste ont, de leur côté, organisé une primaire baptisée « Choisir 2027 ». Les cinq candidats engagés dans ce processus sont Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. D’autres personnalités de gauche ont annoncé leur candidature en dehors de cette primaire. C’est notamment le cas de Bernard Cazeneuve, Karim Bouamrane, François Ruffin, Marine Tondelier et Delphine Batho. Fabien Roussel a également été désigné candidat par le Parti communiste français.
La pluralité de ces candidatures illustre les difficultés de la gauche à s’accorder sur une stratégie commune pour le premier tour.
À droite, plusieurs prétendants
Chez Les Républicains, Bruno Retailleau a été désigné candidat par les adhérents du parti le 19 avril 2026. David Lisnard, maire de Cannes, et Xavier Bertrand ont également annoncé leur candidature. À l’extrême droite, Éric Zemmour, fondateur de Reconquête ! , a annoncé son intention de se présenter. La liste comprend aussi plusieurs personnalités issues de formations plus petites, dont Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière et Nicolas Dupont-Aignan pour Debout la France. Cette multiplication des prétendants pourrait compliquer les stratégies de rassemblement dans plusieurs camps.
Une liste encore provisoire
Annoncer une candidature ne suffit pas pour figurer officiellement sur le bulletin de vote. Chaque prétendant doit notamment obtenir 500 parrainages d’élus, provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, dans les conditions fixées par la loi. Le Conseil constitutionnel devra ensuite établir la liste officielle des candidats retenus. Des retraits, des rapprochements ou l’absence de parrainages suffisants peuvent encore modifier la configuration actuelle. La campagne de 2027 est donc déjà engagée sur le plan politique, mais la compétition officielle n’a pas encore livré sa liste définitive.
