Au Niger, la fin officielle du mandat de Mohamed Bazoum , ce 2 avril 2026, cristallise les tensions politiques. Toujours retenu à Niamey depuis le coup d’État de 2023, l’ancien chef de l’État demeure au cœur des appels internationaux en faveur de sa libération.
Une fin de mandat sous contrainte et sans pouvoir
Mohamed Bazoum achève officiellement son mandat sans exercer le pouvoir depuis le coup d’État au Niger de 2023. Les militaires dirigés par Abdourahamane Tiani renversent le président élu et installent une transition politique contestée. L’ancien dirigeant reste détenu avec son épouse, Khadiza Bazoum, dans une aile de la résidence présidentielle à Niamey, sans possibilité de circuler librement.
Des conditions de détention sous surveillance constante
Les autorités nigériennes maintiennent Mohamed Bazoum dans des conditions strictes, malgré quelques assouplissements récents. Le couple communique désormais avec ses enfants chaque semaine, selon des proches. L’ancien président conserve un moral jugé stable par son entourage, en dépit d’une détention prolongée qui suscite de vives préoccupations au sein de la communauté internationale.
Des pressions internationales sans effet concret
Plusieurs initiatives diplomatiques échouent à infléchir la position des autorités de Niger. Des médiations portées par le Togo et le Maroc n’aboutissent pas. Le Parlement européen adopte une résolution en mars 2026 pour exiger la libération de l’ancien chef de l’État avant la fin de son mandat. Les pays de l’Alliance des États du Sahel dénoncent une ingérence extérieure. Malgré ces appels répétés, les autorités de Niamey maintiennent leur position, laissant perdurer une crise politique aux répercussions régionales.
Samuel Richard KAKPO
