Lors d’une conférence organisée à Sululta sous l’égide du ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, chercheurs, praticiens et acteurs locaux ont appelé à repenser l’approche de la gestion des eaux partagées. Face aux enjeux croissants liés aux cours d’eau transfrontaliers, ils invitent à instituer une concertation durable entre pays riverains pour garantir une utilisation équitable, prévenir les crises et favoriser le développement commun.
Une rencontre pour la diplomatie de l’eau
Une conférence sur la diplomatie de l’eau s’est tenue à Sululta, en Éthiopie. Elle a réuni experts nationaux et internationaux, responsables politiques et représentants de communautés locales. Les participants ont présenté des études sur la gestion des ressources hydriques partagées, notamment celles du bassin du Nil. L’objectif était de montrer l’importance d’une coordination accrue entre les nations face à la pression démographique et au changement climatique.
Des défis à relever pour les États riverains
Les travaux ont mis en lumière les obstacles concrets rencontrés par les États riverains. Les modèles de gestion actuels, souvent fragmentés et nationaux, ne suffisent plus pour gérer l’hydrologie transfrontalière. Les intervenants ont insisté sur l’application de pratiques internationales reconnues, qui permettent une exploitation équitable et raisonnée des ressources partagées, sans nuire aux autres pays concernés.
Vers une gouvernance plus transparente et concertée
Les experts ont appelé à renforcer la confiance entre pays et à partager davantage de données hydrologiques. Ils ont encouragé à s’inspirer des exemples de coopération réussie ailleurs dans le monde. Selon eux, ces initiatives peuvent réduire les tensions et favoriser le développement durable des bassins fluviaux transfrontaliers. L’innovation technologique et institutionnelle constitue également une piste essentielle pour transformer l’eau en vecteur de paix et de prospérité.
Samuel Richard KAKPO
