La Guinée‑Bissau franchit une étape majeure dans la coopération régionale en signant un accord avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour l’installation d’un centre régional dédié à la santé animale. Cette décision renforce la sécurité sanitaire dans l’espace communautaire et confirme la volonté de mieux coordonner la lutte contre les maladies transfrontalières.
La Guinée‑Bissau et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ont officialisé la signature d’un accord portant sur l’accueil d’un centre régional de santé animale sur le territoire bissau‑guinéen. Les autorités présentent cette initiative comme un levier stratégique pour consolider la coopération sous‑régionale dans la prévention et la gestion des maladies animales, dont les impacts touchent directement la sécurité alimentaire et la santé publique.
Les chefs d’État de l’organisation ouest‑africaine avaient déjà décidé de relocaliser certaines institutions communautaires afin d’assurer une répartition plus équilibrée entre les pays membres. Dans ce cadre, le centre régional de santé animale, auparavant basé au Mali, devait être transféré vers la Guinée‑Bissau, conformément aux orientations adoptées lors d’un sommet de la CEDEAO consacré à la réorganisation des structures communautaires.
Un outil stratégique pour la sécurité sanitaire régionale
Le futur centre régional jouera un rôle clé dans la surveillance des maladies animales transfrontalières, la coordination des politiques vétérinaires et le renforcement des capacités techniques des États membres. Les experts considèrent ce dispositif comme essentiel pour limiter la propagation des zoonoses et protéger les filières d’élevage, qui constituent un pilier économique pour de nombreux pays ouest‑africains.
Les institutions régionales insistent également sur l’importance de l’approche dite « Une seule santé », qui relie la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement. Cette approche vise à améliorer la détection précoce des crises sanitaires et à renforcer la coordination entre les services vétérinaires, les autorités sanitaires et les partenaires internationaux.
Une reconnaissance diplomatique pour la Guinée‑Bissau
L’installation du centre régional représente un signal politique fort en faveur de la Guinée‑Bissau, qui cherche à renforcer sa visibilité au sein de la CEDEAO. Les responsables communautaires souhaitent, à travers cette répartition des institutions, promouvoir l’équilibre entre les États membres et encourager une participation plus active à l’intégration régionale.Les autorités bissau‑guinéennes voient dans cet accord une opportunité de développer leurs infrastructures sanitaires, d’attirer des experts internationaux et de positionner le pays comme un acteur important dans la gestion des enjeux sanitaires en Afrique de l’Ouest.
Samuel Richard KAKPO
