Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins onze morts dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette offensive relance les inquiétudes sur la dégradation sécuritaire dans une région déjà fragilisée par des violences répétées contre les populations civiles.
Une attaque sanglante qui frappe encore l’Ituri
Des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) ont lancé une attaque meurtrière dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, provoquant la mort d’au moins onze civils. Selon des sources locales, les assaillants ont pris d’assaut un village situé sur un axe routier stratégique reliant plusieurs localités, avant d’incendier des habitations et de semer la panique parmi les habitants.
Des témoins rapportent que plusieurs corps ont été retrouvés après le passage des assaillants, tandis que des maisons et des biens ont été détruits au cours de l’attaque. Surprise par la violence de l’offensive, la population a fui vers les localités voisines pour échapper aux représailles.
Une recrudescence des violences dans l’est de la RDC
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’exactions attribuées aux ADF, groupe armé actif depuis plusieurs années dans l’est de la République démocratique du Congo. Des organisations locales de défense des droits humains dénoncent une escalade des violences contre les civils et évoquent une stratégie destinée à semer la terreur dans certaines zones rurales.
Originellement issus d’une rébellion ougandaise, les ADF se sont installés dans l’est congolais dans les années 1990 et multiplient depuis les attaques contre les villages, les voyageurs et les sites économiques. Leur présence continue d’alimenter une crise sécuritaire persistante malgré les opérations militaires menées par les forces armées congolaises et leurs alliés.
Une situation sécuritaire toujours préoccupante
La répétition des attaques dans l’Ituri renforce le sentiment d’insécurité au sein des populations locales, déjà éprouvées par plusieurs années de conflit. La multiplication des groupes armés dans l’est du pays complique les efforts de stabilisation et fragilise davantage l’autorité de l’État dans certaines zones.
Face à cette nouvelle tragédie, les habitants réclament un renforcement de la protection des civils et des actions plus efficaces afin de mettre fin aux violences qui continuent de frapper la région.
Samuel Richard KAKPO
