Une délégation de députés sénégalais s’est rendue à Bambilor, dans le département de Rufisque, afin d’évaluer les préoccupations des populations face au projet d’implantation d’un centre intégré de valorisation des déchets. Cette visite parlementaire intervient dans un contexte marqué par une forte mobilisation des riverains, qui redoutent les conséquences environnementales et sanitaires liées à la réalisation de cette infrastructure.
Sur le terrain, les élus ont échangé avec les autorités administratives, les collectivités locales ainsi qu’avec les habitants des villages concernés. Ces derniers ont exprimé leur opposition au projet, estimant que la mise en place d’un centre de traitement des déchets à proximité des zones d’habitation et des terres agricoles pourrait affecter durablement leur cadre de vie et leurs activités économiques. Plusieurs représentants communautaires ont insisté sur la nécessité de procéder à des études d’impact plus approfondies et de privilégier une concertation inclusive avant toute décision définitive.
Le projet s’inscrit dans le programme national de modernisation de la gestion des déchets solides, qui prévoit la construction d’infrastructures destinées à améliorer la collecte, le tri et le traitement des ordures ménagères. Les autorités soutiennent que ce centre permettra de réduire les dépôts sauvages et de renforcer la politique d’assainissement, tout en favorisant la valorisation des déchets.
Toutefois, la contestation locale demeure vive. Les populations de Bambilor et des localités environnantes réclament la suspension du projet tant que des garanties claires ne seront pas apportées concernant la protection de l’environnement, la préservation des terres agricoles et la sécurité sanitaire des habitants.
À l’issue de leur mission, les députés ont promis de transmettre fidèlement les doléances recueillies à l’Assemblée nationale. Ils feront tout pour favoriser une solution équilibrée, capable de concilier les impératifs de développement urbain et le respect des droits des communautés locales.
Samuel Richard KAKPO
