À l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme, les réserves du futur Musée mémorial du c à Paris conservent déjà plusieurs pièces chargées d’une forte portée symbolique. Parmi elles figure l’ardoise du restaurant La Belle Équipe, criblée d’impacts de balles lors des Attentats du 13 novembre 2015.
Un projet muséal en construction
Sur ce tableau où apparaissent encore les prix de cocktails et la mention « heures heureuses », les marques laissées par les tirs rappellent brutalement l’attaque qui a frappé la terrasse de l’établissement et coûté la vie à de nombreuses personnes. Cet objet, chargé d’une mémoire douloureuse, symbolise l’irruption de la violence terroriste dans le quotidien.
Le futur musée mémorial doit s’installer dans l’ancienne caserne de pompiers de Lourcine , après l’abandon d’un premier projet envisagé à Suresnes. Le parcours permanent, qui devrait occuper près de 1 000 m² d’exposition, retracera près d’un demi-siècle d’histoire du terrorisme en France et des attaques ayant visé des ressortissants français à l’étranger. Un nouveau concours d’architecture et de scénographie doit être lancé prochainement afin de concevoir un espace à la fois pédagogique et commémoratif.
Comprendre et transmettre la mémoire
Le projet repose sur trois axes majeurs : une approche historique retraçant l’évolution du terrorisme depuis les années 1970, un espace consacré à la parole et à l’expérience des victimes, ainsi qu’une réflexion sur la réaction de la société face à cette menace. À travers des objets, des témoignages et des archives, l’institution ambitionne de donner du sens aux souffrances endurées et de préserver la mémoire collective. L’ouverture au public du musée-mémorial est envisagée à l’horizon 2030.
Samuel Richard KAKPO
